le Pyrène

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La légende de Pyrène (http://pyrene.free.fr/mots/legendes/pyrene.html)

Après la création de la terre, à l’aube des temps, vivait dans une contrée de hautes montagnes et de profondes vallées une peuplade appelée Bekrydes. Leur souverain, Bebryx, avait établi sa cour dans la plus vaste grotte connue des hommes : Lombrives. Sa fille, belle, jeune et douce, prénommée Pyrène, était courtisée par tous les rois et seigneurs des environs. Mais en vain !

Géryon regnait sur l’ Erythie, contrée d’Espagne, voisine de l’océan. Sa seule société constituait en un troupeau de boeufs rouges, féroces, gardés par un molosse à deux tetes et un dragon à sept gueules. Il s’agissait évidement pour Hercule de s’emparer des boeufs et de les joindre aux trophées qu’il avait déjà ramenés à Mycénes. Armé de son énorme massue et l’épaule recouverte de la peau du Lion de Némée, il suivit les côtes de l’Afrique et parvint au détroit qui les sépare de l’Europe. Avant de passer sur l’autre continent, deux monolithes, un sur chaque rive, sont élevés par ses soins, comme souvenir. De son nom, ils s’appelleront les Colonnes d’Hercule.

Ce jeune et bel homme arriva au pays des Bebrydes. Il fit la connaissance de Pyrène, et fréquemment ils se retrouvèrent. Par une chaude nuit d’été dans la pénombre étoilée, au milieu de senteurs de mille fleurs, leur deux corps d’adolescents vécurent frénétiquement le même instant. Quelques temps après, Hercule se décida a s’absenter pour le rapt du bétail du roi Géryon. Pyrène restait bien seule tandis que sa taille portait la trace de ces fols amours … Aussi eut-elle peur de se montrer face à tous, face à son père le roi Bebryx, d’affronter la colère du souverain offensé. C’est pourquoi elle décida de fuir loin du royaume des Bebrydes.

Au cours de son chemin, un ours, un terrible ours brun s’approcha d’elle, la griffa, la terrassa, déchira son visage et son corps. Pyrène, de douleur hurla. Hercule qui entendit l’écho d’une voix agonisante, laissa tomber ses outils et ses travaux et, d’un bond, par dessus cimes et torrents, accourut pour recueillir dans ses bras, sa bien aimée, morte. Au coeur de l’endroit le plus grandiose de l’immense grotte de Lombrives, dans une salle ornée de roches dorées, eut lieu une grande cérémonie en présence de tous les hauts dignitaires du royaume des Bekrydes. Hercule lentement prononça ces quelques mots d’adieu : Afin que ton nom, ma chère Pyrène, soit conservé à jamais par les hommes qui peupleront cette terre, ces montagnes dans lesquelles tu dors pour l’éternité, s’appelleront dorénavant : Les Pyrénées.

Puis Hercule s’en alla avec ses boeufs via la Gaulle, l’Italie, l’illyrie, l’Epire et l’Hellade vers Mycéne et la suite de ses travaux.
Sources (en partie) : Voyage en Terre d’Oc, le catharisme (un grand merci à l’auteur du texte)

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Le pyrène est un composé chimique de formule C16H10 de la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), organisé en quatre noyaux benzéniques fusionnés. C’est un solide incolore présent naturellement dans la houille et dans les résidus de combustion incomplète des composés organiques, où il se forme dans les conditions les plus diverses — les voitures en produisent ainsi environ 1 µg⋅km-18. Il a été isolé pour la première fois à partir du goudron, où il est présent à hauteur de 2 %.

Le pyrène est utilisé industriellement dans la fabrication de teintures, dans la synthèse de composés optiques utilisés pour leur brillance, comme additif dans les huiles d’isolation électrique. Il présente une fluorescence déterminée par son environnement de solvatation, ce qui en fait une sonde moléculaire précise pour déterminer la nature d’un solvant.

Bien que moins dangereux que le benzopyrène, le pyrène s’est révélé être toxique pour les reins et le foie.

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